REVUE DE PRESSE Campagne de communication Parcours Parfait

REVUE DE PRESSE Campagne de communication Parcours Parfait

Tissons la Solidarité lance sa seconde campagne de communication pour changer le regard sur les femmes en situation de précarité professionnelle


La revue de presse

Merci aux titres de presses, journalistes, bloggueurs,
pour leurs articles, posts et tweets !


L’ADN

Sur Ladn.eu

Publicis présente la fausse start-up qui répond à un vrai problème

Publié le 12 Octobre 2018

L’association Tissons la Solidarité interpelle sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d’inactivité (congés parental, séparation, accidents de la vie).

Pour l'association Tissons la SolidaritéPublicis Conseil a imaginé une fausse start-upspécialisée dans la création d’alibis professionnels. La start-up « Parcours Parfait » permet à tous, dont une grande majorité de femmes, d’avoir un CV parfait. Le principe est simple : remplacer des « incidents » de parcours par des "expériences professionnelles inventées de toutes pièces".

L’annonce du lancement de cette (fausse) start-up a fait réagir sur les réseaux sociaux. Le 1er objectif de l’association est donc atteint : éveiller les consciences et favoriser une relation tripartite efficace entre l’Etat, les associations & organismes de formation et les entreprises.


TOPCOM

Sur Topcom.fr

Tissons la Solidarité fait le parcours parfait avec Publicis Conseil

Avec l’agence Publicis Conseil, l’association Tissons la Solidarité interpelle sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d’inactivité (congés parental, séparation, accidents de la vie). L’idée : créer une start-up fictive, sous le nom de« Parcours Parfait », qui permet à tous, dont une grande majorité de femmes, d’avoir un CV parfait en remplaçant des « incidents » de parcours par des expériences professionnelles inventées de toutes pièces. L’objectif de l’association est bien sûr d’éveiller les consciences. Mais aussi de favoriser une relation tripartite efficace entre l’Etat, les associations et organismes de formation et les entreprises. « Pour sortir les femmes de la précarité, tous les acteurs - en- treprises, associations, organismes de formations, pouvoirs publics - doivent se fédérer et créer une chaine efficace autour de la personne », affirme Caroline Portes, Directrice Générale de Tissons La Solidarité.


GRAZIA

Sur Grazia.fr

Vidéo : On connaissait les faux alibis pour les infidèles. Voici qu'une société propose cette fois de combler les "trous" qui pourraient dévaloriser votre CV.

Par Pauline Pellissier

Le 19 octobre 2018

Après la fausse start-up immobilière qui spécule sur la montée des océans, pour dénoncer le réchauffement climatique, voilà le procédé repris pour alerter cette fois sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d'inactivité (congé parental, séparation, accident de la vie, perte d'un emploi...). Imaginée par le groupement associatif Tissons la Solidarité et Publicis Conseil, cette campagne digitale sur fond de "fake news" met en avant la créatrice d'une fausse start-up qui met à disposition des alibis pour les femmes ayant des pauses dans leurs parcours professionnels.

Si ce clip a surtout pour vocation d'éveiller les consciences et d'interpeller les entreprises et les pouvoirs publics sur les discriminations, que faire quand on a des périodes d'inactivités sur son CV ? Les experts sont formels : il ne faut surtout pas mentir et chercher à les cacher. Au contraire, restez positif et montrer que vous êtes restés actif et que vous en avez profité pour développer des compétences. Ainsi, si vous avez pris du temps pour élever vos enfants, insistez sur votre sens des responsabilités et sur votre organisation hors pair, utiles autant avec votre progéniture que pour gérer un dossier !


CBNEWS

Sur Cbnews.fr

''Parcours parfait'' : la fausse start-up pour une vraie injustice sociale envers les femmes

par Amelle Nebia 

Publié le 10 Octobre 2018

A travers un reportage d’actualité sur la création de la start-up fictive "Parcours Parfait" l’association Tissons la Solidarité interpelle sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d’inactivité. Très active, l'association avait dénoncé cette injustice dans "l'Entretien" avec Mathilda May en 2017. "Parcours Parfait" est spécialisée dans la création d’alibis professionnels pour "combler les trous" dans un CV  avec des expériences professionnelles inventées de toutes pièces. L'association, toujours accompagnée de Publicis Conseil, propose une campagne digitale sur fond d'infox. Très crédible, en fondatrice de la start-up "alibi", on se laisse duper. L’annonce du lancement de cette fausse start-up la semaine dernière a vivement fait réagir sur les réseaux sociaux. Tissons la Solidarité rappelle que "la perte d’activité n’est pas une perte de compétences".

 "Pour sortir les femmes de la précarité, tous les acteurs (entreprises, associations, organismes de formations, pouvoirs publics,) doivent se fédérer et créer une chaine efficace autour de la personne. Une chaine où chacun a des droits et devoirs. Notre but n’est pas de pointer du doigt les entreprises mauvaises élèves mais bien de les écouter et faire comprendre qu'il faut tous œuvrer dans le même sens afin que toutes les parties soient gagnantes" affirme Caroline Portes, directrice générale de Tissons La Solidarité. Ses actions sont concrètes comme la création d’une formation qualifiante de vendeuse conseil (taux de retour à un emploi pérenne : 71 %), de retouches (taux de retour à un emploi pérenne : 57 %). 


LCI

Sur Lci.fr

Un trou dans le CV ? La start-up Parcours parfait propose aux femmes de le combler... (mais c’est pour la bonne cause !)

Par Sibylle LAURENT

Publié le 19 Octobre 2018

SOLIDARITÉ - La start-up Parcours parfait s’est lancée au début du mois, avec un curieux but : elle se propose de remplir les trous dans les carrières professionnelles, souvent pointés du doigt par les employeurs. Qu’y a-t-il derrière tout ça ? LCI vous donne la réponse.

"Vous préférez être honnête ou trouver du travail ? On vous aide à effacer les trous de votre CV !" Voilà ce que propose Parcours parfait, une start-up lancée début octobre. Proposition indécente, pour un objectif très pragmatique.  

Car c’est bien connu : la nature a horreur du vide, les recruteurs encore plus. Alors ce trou que  vous avez dans votre parcours professionnel pourrait vous donner des sueurs froides face à un employeur pointilleux. Parcours parfait vous construit donc un alibi, aux dates qui correspondent. Et hop, le trou est bouché. Le recruteur veut vérifier ? Il appelle Parcours parfait, dont le contact figure sur le CV. "Fini le stress pré-entretien d’embauche !", se réjouit, dans une vidéo diffusée sur le site de la société, Aurélie Fournier, la fondatrice. "On n’invente rien, on remplit juste des moments de break dans un CV. On profite d’un vide juridique..."

L’idée de ce petit... arrangement est venu "en voyant ma mère, mes amies, les mères de mes amies...", raconte Aurélie Fournier. "Les femmes ont plus de mal à trouver un travail que les hommes, et encore plus quand elles reviennent d’une grossesse ou d’un petit break, volontaire ou non... " 

Postée sur les réseaux début octobre, la vidéo a interpellé. Forcément. Sauf qu’Aurélie Fournier n’existe pas, pas plus que cette start-up. Derrière cette opération de communication, une association de réinsertion, Tissons la solidarité, qui a voulu alerter sur la difficulté des femmes à retrouver un emploi après une période d’inactivité. Congé parental, séparation, accident de vie... Car si le remède de Parcours parfait est contestable, le constat posé est bien vrai.  

Tissons la solidarité est un réseau de 75 structures, ateliers, chantiers et entreprises d’insertion, qui emploie près de 2.000 personnes sous contrat d’insertion de dix-huit mois, avec des formations dans le textile de luxe, correspondant à des besoins bien constatés. Les personnes aidées ont de 25 à 55 ans, tous profils. Mais il s'agit... à 83% de femmes. "Certaines ont un diplôme qui n’est pas en adéquation avec les besoins du bassin, d’autres n’ont pas travaillé pendant plusieurs années, ont connu des accidents de vie, ou vécu des délocalisations... ", décrit à LCI Caroline Portes, directrice générale de l’association.

Le constat est là : "On se rend compte que les femmes que nous accompagnons se retrouvent bloquées dans leur recherche d’emploi", raconte-t-elle. "Quand elles postulent en ligne, elles sont squizzées, soit parce qu’elles n’ont  qu’elles n’ont  pas le niveau de diplôme, soit parce qu’elles n’ont pas les années d’expérience demandées. Pourtant, elles ont les compétences demandées." Et tout change dès lors que le contact "dans la vraie vie" se fait : "Dès qu’on arrive à rencontrer les DRH, qu’on leur présente notre formation Tissons, qu’on leur présente des candidates, elles sont embauchées. Et ça se passe super bien après."

C'est donc ce verrou du passage de CV qu'il faut faire sauter. Caroline Portes le dit, elle n'attend pas des entreprises qu'elles fassent une B.A. "J'attends d'elles qu’elles embauchent des personnes qui ont les compétences, évidemment. Et qu'elles ne contribuent pas à sortir des gens du système, juste parce qu'à un moment donné leur CV ne correspond pas à un parcours parfait. Un trou dans un CV n’est pas une perte de compétences !"

Caroline Portes sort de ses gonds quand un recruteur lui souffle que, bon, les personnes en précarité sont tout de même des gens "faibles". "C'est tout le contraire !", s'indigne-t-elle. "Je n’ai jamais vu des gens qui avaient autant la niaque : ces femmes n’ont plus d’argent le 3 du mois, se battent avec leurs enfants, vont déposer des CV... Quand je vois le combat qu’elles doivent mener pour s’en sortir, la précarité, c’est tout sauf de la fragilité !" Bref, oubliez les préjugés, arrêtez de vous limiter au CV, martèle-t-elle : "Alors en effet, elles n’ont  pas un parcours, des diplômes d’écoles. Mais elles ont autre chose, qui a tout autant de valeur."

Plus généralement, elle appelle tous les acteurs de la chaîne à changer. "La précarité, c’est le problème de tout le monde, de l’Etat, des associations, des entreprises.  Il faut travailler ensemble. Parce que si l’Etat développe la formation professionnelle, si elle n'est pas reconnue par les entreprises, cela ne change pas notre problème à nous. Et on laissera automatiquement de côté des personnes qui ont du talent."



Campagne : Parcours Parfait

Campagne : Parcours Parfait

A travers un reportage d’actualité sur la création de la start-up fictive "Parcours Parfait" l’association Tissons la Solidarité interpelle sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d’inactivité. 

Après avoir lancé sa première campagne de communication: “L’Entretient” en juin 2017. Tissons la Solidarité s’allie de nouveau avec Publicis Conseil pour la création de leur seconde campagne de communication.

C’est au travers de la création d’une fausse startup Parcours Parfait que nous avons voulu éveiller les consciences. Rassurez-vous donc cette start-up n’existe pas. Alexandra Fournier, sa fondatrice non plus. En revanche les discriminations faites à l’embauche, elles, sont bien réelles. Et c’est en travaillant main dans la main associations / entreprises / institutions que nous trouverons des solutions. Car quand on se fédère, cela marche !

Témoignages !

Tissons la Solidarité et Vestali sont heureux de partager les témoignages de Mélissa et Nathalie !
Le CQPI (Certificat de Qualification Professionnelle Interbranches) :
UNE RECONNAISSANCE PROFESSIONNELLE EFFICACE !

 

Des formations “haute couture” 

INSERTION
Des formations “haute couture” 
CFDT MAGAZINE - Mai 2017

Tissons la solidarité, un réseau qui fédère plus de 70 associations d’insertion par l’activité économique dans l’univers du textile, mise sur la formation pour aider les femmes à rebondir professionnellement.
Rencontre à Liévin avec des salariées heureuses et fières d’avoir décroché leur diplôme.
Texte Jérôme Citron Photos Cyril Badet

À 24 ans, Mélissa voit en n son avenir s’éclaircir. Son diplôme de vendeuse conseil en poche, elle vient de  nir un premier CDD chez Zara, et le géant espagnol du prêt-à-porter
a promis de la rappeler. « J’ai adoré cette première expérience, raconte-t- elle, pleine d’enthousiasme. Le style des vêtements me correspond, l’ambiance est jeune et on nous demande d’être tout le temps dynamiques. Les premiers jours n’ont pas été faciles, mais je me suis sentie dans mon élément. »

Avant cette expérience, la jeune femme a passé deux années dans une structure d’insertion par l’activité économique située dans le Pas-de-Calais. Vestali, c’est son nom, est spécialisée dans les activités liées au textile, comme la récupération, la revalorisation
et la vente de vêtements, le repassage, la retouche et les petits travaux de couture... Aujourd’hui, Mélissa mesure le chemin parcouru. Après avoir arrêté ses études à 17 ans, son BEP métiers de la mode obtenu, Mélissa n’avait jamais réussi à décrocher un emploi. Les derniers ateliers de couture de la région n’embauchaient pas et, habitant à la campagne chez sa mère, sans permis de conduire, sa zone de recherche d’emploi était particulièrement limitée. «De 17 à 22 ans, je suis restée chez moi. On ne m’a rien proposé et je n’avais pas les moyens de reprendre des études, explique-t-elle. C’était la galère, jusqu’au jour où j’ai entendu parler de Vestali par le bouche-à-oreille. » 

Une fois entrée dans la structure, la spirale vertueuse s’enclenche :
un salaire qui tombe chaque mois, la possibilité de louer un appartement, de passer le permis et de décrocher ce fameux diplôme de vendeuse conseil qui devrait en n lui ouvrir les portes du marché du travail.

Comme Mélissa, 121 salariés en insertion ont béné cié en 2016 d’une des formations imaginées par le réseau Tissons la solidarité. Cette structure qui fédère plus de 70 associations spécialisées dans le textile est parvenue à déplacer des montagnes pour faire aboutir un projet qui paraît pourtant simple et frappé au coin du bon sens : encourager les salariés accueillis dans les di érentes structures d’insertion du réseau à passer une formation quali ante pendant leur temps de travail, a n de rebondir professionnellement dans des entreprises classiques. Pour réaliser son projet, Tissons la solidarité a obtenu l’aide d’entreprises partenaires issues du monde du luxe qui ont mis des salariés à disposition a n de concevoir et dispenser des formations adaptées à la demande du marché. Tissons a aussi convaincu les responsables de la formation professionnelle de la branche textile d’apporter les nancements nécessaires. Vestali, la boutique de Liévin destinée à la vente de vêtements de seconde main, s’est ainsi transformée en magasin
école pour les salariés volontaires. Un peu plus loin dans la rue, l’atelier de l’association a également pu être mis à contribution pour la formation « retouches ».

Redorer le blason de l’insertion

À 34 ans, après avoir enchaîné les petits boulots depuis l’âge de 17 ans, Delphine s’est lancée avec succès dans cette nouvelle aventure professionnelle. «Je ne m’étais jamais intéressée à la mode avant», explique cette mère de trois enfants qui a arrêté l’école après avoir obtenu un BEP secrétariat. Pourtant, quand les responsables de Vestali lui proposent de suivre une formation de vendeuse conseil, elle décide de se lancer, non sans une certaine appréhension.
« Grâce à Katia, notre formatrice, je me suis plongée dans l’ histoire du vêtement, j’ai réalisé un book matière et j’ai intégré tout le vocabulaire que doit connaître une vendeuse spécialisée. J’ai aussi appris à me mettre en valeur et à faire attention à la manière de m’adresser à la clientèle. C’était très intense comme formation, il y a eu des moments de doute, mais c’est incroyable ce que Katia a réussi à nous faire faire.» Aujourd’hui, Delphine souriante et déterminée, dit assumer
sa féminité, et il est di cile de l’imaginer deux ans auparavant, elle qui se décrit comme une femme timide, plutôt adepte du jogging et rétive au maquillage. « Le monde de l’insertion n’a pas toujours une bonne image auprès des chefs d’entreprise. Par ignorance de ce que nous faisons, beaucoup sont réticents à donner leur chance à des personnes passées par une structure comme la nôtre, souligne la directrice de Vestali, Hélène Maréchal. Ces formations qualifiantes devraient convaincre de plus en plus de magasins de la région de travailler avec nous. Elles renforcent notre légitimité. Et pour les personnes que nous accueillons, obtenir une certification reconnue par la profession est un véritable atout sur leur CV. Cela peut faire la différence pour décrocher un premier contrat, sans parler du gain en matière d’estime de soi et
de confiance dans sa capacité à rebondir. »

Pour Lydie, la formation retouches, qu’elle a suivie avec succès, l’a dé nitivement convaincue de lancer sa petite entreprise. À 61 ans, cette femme bouillonnante au franc-parler et à l’humour communicatif compte bien avoir une retraite active. Après plusieurs années de chômage, son passage par Vestali l’a regon ée à bloc, et la formation lui a permis de se rassurer sur ses compétences professionnelles. « J’ai obtenu mon CAP couture il y a quarante- quatre ans et j’ai pratiquement toujours travaillé dans des usines textile, résume-t- elle, mais je n’avais jamais fait de création comme nous faisons chez Vestali. J’avais plus l’habitude du travail à la chaîne.»

Elle s’est donc lancée dans la formation retouches conçue par Emmanuel Aubry, styliste renommé, qui suit à distance une centaine d’élèves chaque année.

«En France, nous n’avons plus besoin de couturières pour assembler des pièces de vêtement, explique-t-il. Le gros des usines a été délocalisé dans des pays à bas coûts. En revanche, il y a une véritable demande pour la retouche, d’autant que ce savoir- faire est en train de se perdre avec le départ en retraite de tout une génération de couturières. Mon objectif est donc de leur apprendre à travailler vite et bien a n que cette activité puisse devenir un travail rémunérateur.»

Ourlet de pantalon, montage de manches, pose de fermeture Éclair... les élèves multiplient les exercices et apprennent progressivement à les pratiquer de plus en plus vite sous le regard intransigeant d’Emmanuel.

«Parfois il venait nous voir, parfois nous devions lui envoyer les photos de nos travaux, se souvient Lydie. Il nous faisait alors un retour par mail. Moi, j’avais déjà un solide bagage technique donc je n’ai pas trouvé cela trop di cile. Cela m’a redonné goût à la couture ; être tirée par le haut fait du bien physiquement et moralement.»

Alors qu’elle n’y avait jamais pensé avant, Lydie s’est alors penchée sur le statut d’auto entrepreneur pour pouvoir mettre du beurre dans les épinards, eu égard à sa future menue pension. « Et même à mon âge, on est er d’obtenir un diplôme », ajoute cette future retraitée qui a déjà décroché un petit contrat avec une PME locale. Les années de chômage et de galère sont à présent loin derrière elle. 

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Trophée Gold Deauville Green Awards !

Trophée Gold pour Tissons la solidarité et Publicis Conseils aux Deauville Green Awards catégorie Diversité pour le Film l'Entretien Un très grand Bravo et Merci à Publicis Conseil, Mathilda May, Jérôme Bonnell, Caméra Subjective et tous nos partenaires !

Campagne : le film "L'entretien"

Campagne : le film "L'entretien"

Tissons la Solidarité lance sa 1ère campagne de communication pour changer le regard sur les femmes en situation de précarité professionnelle

Trophée Gold pour Tissons la solidarité et Publicis Conseils aux Deauville Green Awards catégorie Diversité pour le Film l'Entretien Un très grand Bravo et Merci à Publicis Conseil, Mathilda May, Jérôme Bonnell, Caméra Subjective et tous nos partenaires !

Après avoir dévoilé sa nouvelle signature publicitaire « Parce que retrouver un travail n’est jamais cousu de fil blanc » le 6 décembre dernier, l’association Tissons la solidarité lance sa 1ère campagne de communication avec Publicis Conseil à la création, et Caméra Subjective à la production.C’est à travers un entretien d’embauche porté par la marraine du réseau, Mathilda May et sous la direction du réalisateur Jérome Bonnell, que Publicis Conseil met en scène tous les stéréotypes que doivent supporter ces femmes quand elles essayent de se (ré)insérer dans le monde du travail. Un « court métrage publicitaire », à la façon d’une scène de cinéma pour dénoncer tous les clichés sur ces femmes.

C&A est heureux de soutenir l’association Tissons La Solidarité

Avec C&A, en achetant cette pochette, soutenez l’association Tissons la solidarité et participez au retour à l’emploi des femmes de l’association.

En ce moment, en achetant cette pochette vous participez au retour à l’emploi des femmes de l’association.

SOLIDAIRE & STYLEE !

Depuis 2015, C&A s’engage auprès de l’Association Tissons La Solidarité qui soutient le retour à l’emploi des femmes dans les métiers de la vente et de la couture. En 2016, la vente de sacs en tissu 100% recyclé offrait à l’association qui collecte, trie et redonne une seconde vie aux vêtements de seconde main, une visibilité dans les magasins de l’enseigne.

Tissons La Solidarité permet aux salariées de son réseau de développer les compétences clés des métiers du textile : lavage, repassage, retouche, couture et vente. Ces solides formations de terrain sont ensuite valorisées par des titre-métiers et certificats de compétences professionnelles (CCP) reconnus par l’Etat et les professionnels du secteur, qui aideront les bénéficiaires à retrouver un emploi.

Cette année, C&A renforce son engagement en réhabilitant un centre de tri de vêtements et deux boutiques école qui forment les salariés au marché de la mode.
Et pour poursuivre son action l’enseigne a fait créer par les femmes de l’association un nouvel accessoire mode qui sera en vente dans tous ses magasins. L’association bénéficiera d’une forte visibilité auprès des clients de l’enseigne grâce à la puissance de son réseau de magasins en France.

A partir du 31 mai, l’ensemble des magasins C&A commercialiseront ainsi sans aucun profit une pochette 100% tissu recyclé en série limitée au prix de 3,50€. Disponible dans de nombreux coloris et entièrement fabriquée à la main, chaque pochette, unique, est réalisée par les salariées des structures Tissons La Solidarité.

Les clients des 4 magasins parisiens pourront également participer à une « œuvre collective » : un mur à tisser sur lequel apparaitra au fur et mesure du tissage le mot : SOLIDARITE. Animation prévue aux dates suivantes :
- Mercredi 31 mai : C&A Haussmann

- Jeudi 1er juin : C&A Maine Montparnasse - Vendredi 2 juin : C&A Rivoli
- Samedi 3 juin : C&A 4 Temps

A Propos de Tissons la Solidarité

Le Réseau Tissons la Solidarité membre du Réseau Caritas France a été fondé en 2004.Sa mission est de fédérer l’ensemble des acteurs de la vie économique en faveur de l’Emploi, notamment pour les femmes qui représentent 80% des salariés en insertion du réseau. L’objectif de l’Association est d’assurer un retour à l’emploi digne et viable en offrant au sein de son réseau de chantiers et d’entreprises une formation valorisable sur le marché du travail.

A Propos de C&A

Avec plus de 1 575 magasins dans 20 pays européens et plus de 35 000 employés, C&A Europe est l’une des premières entreprises de détail de mode d’Europe. Elle accueille chaque jour plus de 2 millions de visiteurs dans ses magasins européens et s’emploie à offrir une mode tendance et accessible pour toute la famille.

C&A Europe est une entreprise de Cofra Holding AG ; l’enseigne est également présente au Brésil, au Mexique et en Chine.

Plus d’informations sur www.canda.com

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Action solidaire pour l'enseigne C&A

 

C&A aussi pense solidarité. La marque s'engage, depuis 2015, auprès de l'Association Tissons La Solidarité. Car les femmes aussi ont leur place !

La marque de prêt-à-porter, C&A, et l'Association Tissons La Solidarité collabore encore et encore. Cette organisation soutient le retour à l'emploi des femmes dans les métiers de la vente et de la couture. Pour poursuivre son action solidaire, l'ensemble des magasins C&A va commercialiser une pochette 100% tissu recyclé et conçue entièrement à la main. Dispo en série limitée ! Soyez tendance et faites une bonne action ! La totalité des bénéfices est reversée à l'Association Tissons La Solidarité.

Participez à une « œuvre collective » dans 4 magasins parisiens ! Aidez-nous à remplir le mur à tisser pour découvrir le mot « SOLIDARITE ». On vous donne rendez-vous les :

- Mercredi 31 mai 2017 au C&A Haussmann

- Jeudi 1er juin 2017 au C&A Maine Montparnasse

- Vendredi 2 juin 2017 au C&A Rivoli

- Samedi 3 juin 2017 au C&A 4 Temps

Prix de la pochette : 3,50€.

A retrouver dès le 31 mai dans l'ensemble des magasins C&A.

https://www.bibamagazine.fr/article/action-solidaire-pour-l-enseigne-ca-67937

Revue de presse Collecte Camaïeu / Tissons la solidarité


Les ECHOS

Camaïeu affiche son engagement solidaire

L'enseigne encourage le public à rapporter les vêtements « oubliés » en distribuant des bons de réduction.

- 21 mars 2017

Depuis 2015, Camaïeu a initié une opération de collecte de vêtements « oubliés » dans le but d'aider à l'insertion profes- sionnelle de femmes en situa- tion précaire. Grâce à #Tissons- lasolidarité, qui a lieu du 27 mars au 2 avril, les vêtements rappor- tés auront une deuxième vie en étant redistribués ou vendus par les 70 associations du monde de l'insertionquiaidentlesfemmes à retrouver un emploi. Jus- qu'alors cantonnée à la région des Hauts-de-France, l'opéra- tion est généralisée à l'ensemble du réseau de Camaïeu, qui rejoint ainsi les enseignes Comptoirs des Cotonniers et C & A, elles aussi partenaires de l'initiative. Un affichage spécifi- que est prévu dans les 400 bouti- ques participant à l'opération (sur les 600 du réseau) ainsi qu'au siège social du groupe de prêt-à- porter. Quant aux clien- tes qui rapportent leurs vête- ments, elles se voient offrir en remerciement une réduction de

25 % sur un article de leur choix. A condition d'être en bon état, tous les vêtements sont repris, et ce quelle que soit leur marque.

Enrichir le lien avec sa clientèle
« Camaieu est une enseigne popu laire qui s'inscrit dans le quoti dien des femmes. Une Française sur deux est entrée dans une de nos boutiques au cours des douze derniers mois. Nous permettons aux femmes de débarrasser leurs placards tout en faisant une bonne action », relève la direc- trice digitale et marketing de l'enseigne Emmanuelle Bach Donnard. Grâce à ce dispositif simple qui fait l'objet d'un affichage en vitrine, l'enseigne espère enrichir le lien avec sa clientèle. « Très fédérateur aussi en interne, ce type d'opération donne une dimension plus affec tive à la marque », ajoute-t-elle. Avant d'accompagner l'opéra- tion Tissons la solidarité, Camaïeu avait participé à une campagne d' « arrondi soli daire » invitant les clientes à f aire don de quelques cents à des associations. Monnaie courante dans les pays anglo-saxons et d'Europe du Nord, ces initiatives ont été mises en pratique plus récemment en France, où l'on hésite toujours à marier business et caritatif. — V. L.


Femme Actuelle

Camaïeu solidaire avec les femmes

17/03/2017

A vos agendas mesdames ! La marque Camaïeu s'associe à l'association Tissons la solidarité, pour une grande collecte de vêtements, du 27 mars au 2 avril, dans plus de 400 magasins à travers la France. Comment ça marche ? C'est tout simple. Il vous suffit de ramener dans la boutique la plus proche de chez vous les vêtements dont vous ne vous servez plus. Ils seront tous collectés par l'enseigne et remis directement à l'association. Toutes les pièces sont acceptées, sans distinction de marque. Seule règle ? Elles doivent être évidemment propres et en bon état.

En plus de faire une bonne action, vous recevrez en échange, et quel que soit le nombre de vêtements rapportés, une offre immédiate de 25 % de remise sur l'article de votre choix. Et ça tombe bien, car les nouveautés sont au rendez-vous chez l'enseigne de prêt-à-porter, qui vous propose pour le printemps, des blousons, des trench pastel, des tops brodés ou encore des robes. Un moyen idéal de renouveler votre garde-robe sans trop dépenser et surtout en favorisant une bonne action et un geste solidaire.

Mais d'ailleurs, c'est quoi au juste cette association ? Tissons la solidarité est une association dont le travail principal est de lutter contre la précarité des femmes et surtout, de leur permettre un véritable retour à l'emploi. Maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Faites de la place dans vos placards et rendez-vous dans votre boutique Camaïeu !

Article en ligne


Le Parisien

Donnez une seconde vie à vos vêtements

16 mars 2017

L'enseigne de prêt-a-porter Camaieu organise du 27 mars au 2 avril une collecte de vêtements féminins en partenariat avec Tissons la solidarite, un reseau associatif qui favorise l'insertion par l'activité economique

ll sera possible durant toute la semaine de l'opération de rapporter en magasin des vêtements encore en bon etat, de toutes marques
Des femmes en situation precaire, prises en charge par l'association,
se chargeront ensuite de les remettre au goût du jour puis de les revendre dans les boutiques sociales de


Madmoizelle.com

Donne tes vêtements à Camaïeu pour aider les femmes en réinsertion !

Profite de l'arrivée du printemps pour faire le tri dans ton armoire et participer à la grande collecte organisée par Camaïeu et Tissons la Solidarité !

Le printemps, c'est souvent le moment de l'année où j'aime me plonger dans mon armoire pour faire le tri de ce que je mets encore ou de ce dont je souhaite me débarrasser.

Si toi aussi t'es sur le point de retourner ton chez toi et que tu veux mettre à profit ce grand coup de ménage annuel afin d'aider une jolie cause, ne bouge pas !

Camaïeu collecte des vêtements près de chez toi
La marque de prêt-à-porter organise une grande collecte de vêtements dans toute la France, du 27 mars au 2 avril.

Pour y participer, il suffit de ramener les vêtements dont tu souhaites te séparer, toutes marques confondues, du moment qu'ils sont propres et en bon état.

Ensuite rends-toi dans le magasin Camaïeu participant le plus proche de chez toi. Il y aura 400 boutiques en France qui prendront part à l'action, alors y a de quoi faire. Et hop, tes fringues vogueront vers d'autres horizons... Solidaires !

Des vêtements oubliés qui aideront des femmes à retrouver un emploi
Cette collecte se fait en collaboration avec l'association Tissons la Solidarité. Elle lutte contre la précarité des femmes, en les accompagnant pour leur permettre un retour à l'emploi et une formation autour des activités de tri, de remise en état et de revente du vêtement seconde main.

Avec le soutien de Christian Lacroix, les femmes des différents ateliers de Tissons la Solidarité travaillent sur une collection « la Griffe Tissons la Solidarité » présentée chaque année lors d'un défilé.

Par ici la récompense !
T'inquiète pas, la place dégagée dans ton armoire ne reste pas longtemps vacante, puisque Camaïeu t'offre 25% de réduction sur ton article préféré, quel que soit le nombre d'article que tu donnes.

Visuel indisponible
Parfait pour la mi-saison ! #myperfectperf #camaïeu #springiscoming #fashion #veste #yellow #black #mode A post shared by Camaieu OFFICIAL (@camaieu) on Mar 18, 2017 at 2:12am PDT

Si ça te tente, à toi de jouer. Moi je trouve l'initiative cool ! Tu connaissais l'asso ?

Voir l'article en ligne


ONE HEART.fr

Et si vous donniez vos vêtements pour aider les femmes en réinsertion ?

27/03/2017

Et si vos vêtements aidaient une femme en situation précaire à retrouver un job ? C'est le principe de la collecte organisée par Camaïeu, du 27 mars au 2 avril, en partenariat avec l'association Tissons la solidarité.
Qui dit printemps, dit grand ménage dans les placards. Et si vous en profitiez pour faire une bonne action ? Du 27 mars au 2 avril, la marque de prêt-à-porter Camaïeu organise une grande collecte de vêtements au profit de l'association Tissons la solidarité, qui lutte contre la précarité des femmes.

Comment participer ? Il suffit de mettre dans un sac les pièces que vous ne portez plus, mais qui restent en bon état, puis de déposer le tout dans la boutique Camaïeu la plus proche de chez vous. 400 magasins participent à l'opération dans toute en France. Vous recevrez en échange, et quel que soit le nombre de vêtements rapportés, une offre immédiate de 25 % de remise sur l'article de votre choix.

"Cette collecte viendra soutenir les initiatives mises en place par Tissons la solidarité, qui fédère 70 associations du monde de l'insertion, pour aider les femmes à retrouver un emploi pérenne", témoigne Caroline Portes, directrice générale de Tissons la solidarité.

Les articles ainsi récupérés, seront acheminés sur des plateformes logistiques de Tissons la solidarité. Les bénéficiaires de l'association pourront alors redonner une deuxième vie aux vêtements dégriffés via les boutiques sociales du réseau de l'association.

Ces femmes comptent sur vous !


La Gazette de Montpellier

Donnez une seconde vie à VOS vêtements.

23-29 mars 2017

L'enseigne de prêt-à-porter Camaïeu (ici rue de la Loge et au Polygone) organise du 27 mars au 2 avril une collecte de vêtements féminins en partenariat avec Tissons la solidarité, un réseau associatif qui favorise l'insertion par l'activité économique. Il est possible durant toute l'opération de rapporter en magasin des vêtements encore en bon état, de toutes marques (...) revendus dans les boutiques sociales de Tissons la solidarité. Toute personne qui participe se verra remettre une offre immédiate de -25 % sur un article en magasin, quel que soit le nombre de vêtements rapportés. Aujourd'hui en France, jeudi 16 mars.


La voix du Nord

Camaïeu recycle les vêtements.

25 mars 2017

L'entreprise de prêt-à-porter roubaisienne Camaïeu n'est pas peu fière de participer à une grande collecte de vêtements féminins pour le compte de l'association Tissons la solidarité. Du 27 mars au 1 avril, les clientes de Camaïeu seront invitées à rapporter en magasin de vêtements encore en bon état que l'enseigne se chargera d'acheminer jusqu'à l'association. Celle-ci leur redonne alors une seconde vie et les remet en vente dans ses propres boutiques. Le but : donner du travail à des femmes en situation précaire. En contrepartie, les clientes de Camaïeu voient leur générosité récompensée par une remise immédiate de 25 %. Les salariés du siège, à Roubaix, sont également invités à participer à l'opération. Mais le communiqué ne dit pas si ceux qui donnent voient immédiatement leur salaire bondir de 25 %.


Et si vos vêtements oubliés aidaient des femmes à retrouver un emploi ?

Camaïeu organise, toute la semaine du 27 mars, une collecte de vêtements féminins en partenariat avec l’association Tissons la solidarité dans plus de 400 magasins en France et au siège social de l’enseigne.

Camaïeu, leader du prêt-à-porter féminin en France, lance une collecte de vêtements de toutes marques, encore en bon état et qui peuvent être portés. Cette initiative solidaire, qui se déroulera du 27 mars au 2 avril, sera également relayée au siège social pour permettre à l’ensemble des collaborateurs de l’enseigne de participer à cette collecte. Camaïeu renouvelle son soutien aux femmes, notamment celles en situation précaire, en les accompagnant dans leur insertion professionnelle.

Les articles ainsi récupérés, avec l’appui des prestataires de transport de Camaïeu –Proxidis Express et ATVYL-, seront acheminés sur des plateformes logistiques mises à disposition de Tissons la solidarité. Les bénéficiaires de l’association pourront alors redonner une deuxième vie aux vêtements dégriffés via les boutiques sociales du réseau de l’association.

Camaïeu, une enseigne au service et à l’écoute des femmes

Violaine Wasilewski -Directrice RSE de Camaïeu- déclare : « Nous sommes fiers et heureux d’accompagner Tissons la solidaritédans cette initiative et de réaliser des actions concrètes en lien avec nos valeurs communes.  Camaïeu développe depuis plusieurs années une démarche RSE basée sur des projets et des actions de proximité attentives au bien-être des femmes. »

L’enseigne, qui relaiera cette opération sur ses différents canaux de communication, a souhaité, par cet événement, associer ses clientes à ses engagements sociétaux. Toute personne qui participera à cette belle opération se verra offrir dès sa remise d’article(s) en magasin –quel que soit son nombre- une offre immédiate de -25% sur son article favori, pour la remercier.

Pour connaître la liste des magasins participant à cette opération, cliquez sur ce lien ou rendez-vous sur le site camaieu.fr : 

http://www.camaieu.fr/medias/sys_master/root/h29/h0c/9018680508446/liste-magasins-participants.pdf

Camaïeu et Tissons la solidarité, un partenariat initié en 2015

Caroline Portes –Directrice Générale de Tissons la solidaritéconclut : « Convaincus de l’efficacité d’actions communes avec des enseignes de mode telles que Camaïeu, nous sommes ravis de pouvoir renouveler notre collaboration. Cette collecte vient soutenir les initiatives mises en place par Tissons la solidarité, qui fédère 70 associations du monde de l’insertion, pour aider les femmes à retrouver un emploi pérenne. »  

Camaïeu a débuté sa collaboration localement dans la région des Hauts-de-France où une première collecte a été initiée au siège en 2015 et 2016. Au total, près de 90 000 articles ont ainsi été recyclés. En 2016 également, des collaborateurs Camaïeu ont pris part au jury de validation des acquis des femmes qui avaient suivi la formation Vendeur Conseil, dont le programme a été élaboré et transmis par des professionnels du Luxe. Trois d’entre elles ont été recrutées au sein de boutiques de la région afin de soutenir la forte activité de fin d’année.

Camaïeu a rejoint les marques Comptoir des Cotonniers et C&A qui travaillent également avec l’association.

Télécharger le communiqué de presse

REVUE DE PRESSE Campagne de communication "L'entretien" avec Mathilda May

REVUE DE PRESSE Campagne de communication "L'entretien" avec Mathilda May

Tissons la Solidarité lance sa 1ère campagne de communication pour changer le regard sur les femmes en situation de précarité professionnelle


La revue de presse

Merci aux titres de presses, journalistes, bloggueurs,
pour leurs articles, posts et tweets !


TERRAFEMINA

Sur Terrafemina.com

"L'Entretien", une vidéo percutante contre les discriminations à l'embauche des femmes.

 

Par Charlotte Arce

Publié le Lundi 27 Février 2017

Dans son court-métrage "L'Entretien", l'association Tissons la solidarité met en lumière les discriminations à l'embauche subies par les femmes en réinsertion professionnelle.

Selon un sondage réalisé en 2013 par l'Ifop pour le Défenseur des droits et l'Organisation internationale du Travail (OIT), près d'un Français sur trois estime avoir déjà été victime d'une discrimination à l'embauche. Les critères de discrimination (âge, sexe, origine, physique, situation de grossesse ou de maternité...) ne manquent pas et dans la plupart des cas, ce sont les femmes qui en sont les victimes.

Moins bien insérées sur le marché de l'emploi que les hommes, ce sont aussi elles qui sont les plus touchées par le chômage et la précarité. Elles occupent aussi 80% des postes à temps partiel, ce qui renforce leur pauvreté. Selon une enquête de l'Insee datant de 2011, 14,9% des femmes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

C'est pour dénoncer cette précarité forcée que l'association Tissons la solidarité vient de dévoiler un court-métrage frappant qui illustre la façon dont les femmes sont discriminées en entretien d'embauche. Réalisé par Jérôme Bonnell (Les yeux clairs, À trois on y va), la vidéo met en scène une femme (interprétée par Mathilda May, la marraine de l'association) se présentant à un entretien.

Tout commence pourtant bien pour elle : le recruteur lui explique que s'il a retenu sa candidature, c'est parce qu'elle a une grande expérience dans le secteur. Mais tout se gâte lorsqu'il se rend compte qu'elle a décroché pendant quatre ans. "Ah... C'est long quatre ans hein."

Tous les clichés y passent ensuite : la non-reconnaissance du travail associatif comme véritable expérience professionnelle, sa supposée non-motivation après ces quatre années, le mari qui "subvient aux besoins du ménage".

Le recruteur poursuit en félicitant la candidate pour sa lettre de motivation rédigée sans faute d'orthographe. "Vous l'avez écrite seule ?", ose-t-il lui sortir, avant de lui demander si elle a des enfants – question pourtant interdite en entretien d'embauche.

Pas une seule fois, le recruteur ne l'interroge sur ses précédentes expériences professionnelles ou sur ses compétences pour le poste. L'entretien se termine au bout de 3 minutes sur l'habituelle formule "Nous reviendrons vers vous rapidement".

"Pour moi, cette scène est terminée alors que pour des milliers de femmes, cette situation n'est pas du cinéma, c'est leur quotidien, explique en voix off Mathilda May. Aujourd'hui, une femme sans emploi, en plus de sa situation, est trop souvent victime de préjugés qui la pénalisent avant même de pouvoir faire ses preuves."

C'est pour lutter contre ces préjugés qui entravent la carrière des femmes et accroissent leur précarité que l'association Tissons la solidarité est à l'origine de cette vidéo. Elle offre aux femmes précaires un accompagnement, souvent nécessaire, pour retrouver du travail et facilite leur insertion professionnelle dans le milieu de la mode un accompagnement. Car encore aujourd'hui, il est nécessaire de rappeler aux employeurs qu'ils ont tout à gagner à embaucher des femmes et des mères de famille.


FAMILI

Sur Famili.fr

La vidéo qui fait la lumière sur les discriminations à l’embauche des femmes

L’association Tissons la solidarité a tourné un court-métrage frappant qui vise à sensibiliser la population aux discriminations à l’embauche dont sont victimes les femmes en réinsertion professionnelle.

Si les discriminations à l’embauche sont réelles et varient en fonction de certains critères tels que l’origine ou l’âge, celui du sexe reste très marqué. C’est justement pour dénoncer ces discriminations subies par les femmes, bien souvent victimes de préjugés, que l’association Tissons la solidarité a tenu à partager le court-métrage “L’Entretien”.

Dans cette campagne de communication réalisée par Jérôme Bonnell, l’on retrouve Mathilda May, actrice et marraine de l’association, dans le rôle d’une femme en réinsertion professionnelle qui passe un entretien d’embauche. Face à elle, un employeur pour le moins déroutant qui n’hésite pas à passer tous les clichés liés aux femmes en revue. Il lui demande même si elle a des enfants, une question que les recruteurs n’ont pourtant pas le droit de poser.

La vidéo qui fait la lumière sur les discriminations à l’embauche des femmes

L’association Tissons la solidarité a tourné un court-métrage frappant qui vise à sensibiliser la population aux discriminations à l’embauche dont sont victimes les femmes en réinsertion professionnelle.

Si les discriminations à l’embauche sont réelles et varient en fonction de certains critères tels que l’origine ou l’âge, celui du sexe reste très marqué. C’est justement pour dénoncer ces discriminations subies par les femmes, bien souvent victimes de préjugés, que l’association Tissons la solidarité a tenu à partager le court-métrage “L’Entretien”.

Dans cette campagne de communication réalisée par Jérôme Bonnell, l’on retrouve Mathilda May, actrice et marraine de l’association, dans le rôle d’une femme en réinsertion professionnelle qui passe un entretien d’embauche. Face à elle, un employeur pour le moins déroutant qui n’hésite pas à passer tous les clichés liés aux femmes en revue. Il lui demande même si elle a des enfants, une question que les recruteurs n’ont pourtant pas le droit de poser.

"Pour moi, cette scène est terminée alors que pour des milliers de femmes, cette situation n'est pas du cinéma, c'est leur quotidien, explique en voix off Mathilda May à la fin du court-métrage. Aujourd'hui, une femme sans emploi, en plus de sa situation, est trop souvent victime de préjugés qui la pénalisent avant même de pouvoir faire ses preuves."

L’association Tissons la solidarité à l’origine de cette vidéo lutte contre la précarité des femmes en les accompagnant dans la recherche d’emploi dans le domaine de la mode. Une initiative d’autant plus appréciée quand l’on sait que les femmes sont plus touchées par le chômage que les hommes. Et si la tendance s’est inversée à partir de 2013, c’est parce que plus de 80% des postes à temps partiel sont occupés par des femmes, ce qui les rend plus sujettes à la précarité que les hommes.


GRAZIA

Sur Grazia.fr

Vidéo : Mathilda May met ses talents d'actrices au service des femmes sans emploi

Par Pauline Pellissier Le 27 février 2017

Marraine de l'association "Tissons la solidarité", Mathilda May met, dans un court-métrage percutant, ses talents d'actrices au service des femmes sans emploi.

 

"Une femme en situation de précarité n'est pas qu'une chômeuse, c'est aussi une force vitale qui ne demande qu'à se rendre utile", explique l'actrice Mathilda May, actrice engagée pour l'insertion professionnelle au féminin. Dans L'Entretien, un court-métrage réalisé par Jérome Bonnell, elle se glisse dans la peau d'une de ces femmes, motivée pour reprendre un emploi après plusieurs années de chômage. Face à elle, un recruteur qui partage les stéréotypes propres à notre société, notamment la crainte que cette femme restée éloignée de la vie active ne soit pas assez motivée et plus adaptée au monde de l'entreprise.

Des contrats d'insertion dans le secteur de la mode

Commandée par Tissons la solidarité (TLS), une association qui aide les femmes à retrouver un emploi dans les secteurs de la mode et du luxe, cette première campagne vidéo vise à dénoncer les clichés... tout en se faisant connaître. Créée en 2004 par le Secours catholique, cette structure offre aux femmes des contrats d'insertion de 18 mois, afin de les former à la vente, la retouche ou à la confection de vêtements. Une formation qui permet le retour à un emploi pérenne pour 50 % des participantes. En 2010, TLS a même lancé sa propose griffe haut de gamme, à partir de vêtements de seconde main, et propose deux collections par an, présentées lors de défilés de mode.


KONBINI

Sur Konbini.com

L'Entretien, un court-métrage grinçant sur les discriminations à l'embauche subies par les femmes

par Lucille Bion 

L'association Tissons la Solidarité, qui lutte contre la précarité professionnelle des femmes, a réalisé un court-métrage parfait sur les problèmes qu'elles rencontrent pendant leurs entretiens d'embauche.

Tissons la Solidarité dévoile une nouvelle arme dans son combat pour l'égalité des sexes : un court-métrage (parfait) qui illustre l'injustice que subissent les femmes lors de leurs entretiens d'embauche. Jérôme Bonnell, le réalisateur de cette première campagne de communication de l'asso, se faufile dans le bureau d'un recruteur pour changer le regard que l'on peut avoir sur les chômeuses en réinsertion professionnelle. Un film qui illustre le nouveau slogan de cette association qui aide des femmes en favorisant leur insertion dans le milieu de la mode : "Parce que retrouver un travail n’est jamais cousu de fil blanc."

La potentielle employée, jouée par Mathilda May, la marraine de Tissons la Solidarité, affiche son plus beau sourire et essaye d'être convaincante, déstabilisée par l'homme faussement souriant qui l'interroge :

"- Si nous avons retenu votre candidature c'est surtout pour votre expérience dans le secteur. Vous avez travaillé combien de temps ?

- Dix ans.

- Ah oui, c'est ça, dix ans. Et là, aujourd'hui, depuis combien de temps vous n'avez pas travaillé ?

- Quatre ans. 

- Ah... c'est long quatre ans."

La situation vient de basculer : la candidate n'est plus à la hauteur. Le recruteur respire l'hypocrisie et change de discours. Il va l'enfoncer à coups de stéréotypes presque culpabilisants sur sa vie personnelle. Comme si "mère au foyer divorcée" signifiait "handicapée".

En montrant l'envers du décor, L'Entretien cherche à pointer du doigt les personnes vraiment déconnectées de la réalité. Cette scène intolérable, bien que fictive, rappelle une sombre réalité. Mais si l'on ressent surtout de la colère et de la mélancolie, il ne faut pas négliger le très beau message d'espoir qui se cache dans la vidéo : il y a encore des gens sensibles aux injustices, qui croient en la solidarité et aux secondes chances – et qui préfèrent aider plutôt qu'abandonner, en refusant de se soumettre aux évolutions perverses de notre monde.


Insertion. La mode pour trouver un patron

Customiser des vêtements, créer des accessoires: une activité valorisante après un parcours chaotique.

Aider des chômeurs à renouer avec l’emploi et à acquérir une qualification nouvelle, c’est l’objectif du réseau de chantiers d’insertion Tissons la solidarité. Les formations ambitieuses, l’alliance avec des marques célèbres, la création de leurs propres modèles permettent aux salariés une reconversion dans le secteur du luxe.

— MARION ESQUERRÉ  / HD 2 AU 8 MARS 2017
 

Agée de 35 ans, Delphine a connu de nombreuses expériences sans rapport avec son BEP secrétariat. Elle a bossé dans une friterie, vendu du vin par téléphone, fait le ménage dans une grande surface, etc.
« Mon premier gros travail était chez Domino’s Pizza. J ’y ai commencé hôtesse d’accueil et ai fini assistante manager. » Sa dernière période de chômage a duré un an et demi. Malgré sa polyvalence, trouver un emploi dans le bassin de Lens-Hénin (Pas-de-Calais) est difficile : le taux de chômage y oscille autour de 16,5 % depuis 2012.
Mais, en 2015, elle a rencontré l’association d’insertion liévinoise Vestali, qui lui a proposé un contrat aidé dans son atelier de repassage. Depuis, elle a obtenu un certificat professionnel de vendeuse—conseil en magasin.
Vestali anime un chantier d’insertion par l’activité économique dans le textile et la mode. Les salariés y travaillent à temps partiel et bénéficient en parallèle d’un accompagnement pour construire leur projet professionnel. « Participer à notre activité textile est un moyen de réintégrer progressivement le monde du travail, explique Hélène
Maréchal, directrice de Vestali. Mais rien ne les oblige à placer leur projet individuel dans ce secteur. »
Les 36 salariés en insertion (et 5 encadrants) de l’association récupèrent des vêtements, les revendent, proposent un service de repassage et de retouche et, au confluent de ces trois activités, produisent des créations et accessoires de mode à partir de vêtements recyclés, une activité valorisante et motivante quand on a été fragilisé par un
parcours chaotique. Il manquait à cette panoplie de métiers celui de vendeur-conseil en magasin.

AVEC L’EQUIPE DE CHRISTIAN LABROIX

C’est un projet mené par l’association-réseau Tissons la solidarité, qui permet depuis peu de combler ce besoin. Lancée en 2004 par le Secours catholique, cette structure fédère 70 chantiers d’insertion spécialisés dans le textile, dont Vestali. << Notre objectif est de tirer vers le haut l’image des chantiers et surtout de leurs salariés, explique Caroline Portes, directrice de Tissons la solidarité. Il y a beaucoup de préjugés. On oublie qu’avant de connaître le chômage, ils ont en général travaillé. Ils ont des compétences qu’il est important de revaloriser. » Tissons a noué des liens avec le monde de la mode et du luxe. C’est ainsi qu’est née «la Griffe », une gamme de prêt—à-porter pensée à partir de vêtements récupérés. Derrière cette marque conçue avec l’équipe du couturier Christian Lacroix, il y a des patrons reproductibles par tous les ateliers du réseau et surtout une formation de retouche axée sur la customisation textile, conçue avec et pour leurs salariés, qui sont ensuite évalués par un jury professionnel.
Dans le même esprit, Tissons a travaillé trois ans durant avec une autre grande marque de la haute couture à l’élaboration d’une formation de vendeur-conseil en magasin. La toute première session a été organisée au sein de l’association Vestali, en 2016. Trois autres
sessions sont prévues ailleurs en 2017. En 300 heures d’une formation pointue, sept stagiaires ont appris l’histoire de la mode et le secteur, les silhouettes types pour
conseiller les clients selon leur morphologie, les matières textiles, l’agencement des boutiques, la gestion des stocks, etc. « Le caractère innovant de cette formation
est lié au fait qu’elle se fait en interne, insiste Hélène Maréchal. De ce fait, elle est accessible à nos salariés qui, à l’extérieur, ne sont jamais sûrs d’obtenir une place
étant donné le nombre de candidatures aux formations. Cela leur permet également de travailler ensemble, de s’entraider et de mettre en pratique au quotidien
leur formation dans nos boutiques-écoles. » La qualité de cette
formation a valu à ses bénéficiaires de pouvoir présenter le certificat de qualification professionnelle interbranches (CQPI) de vendeur-conseil en magasin et, pour cinq d’entre eux, de l’obtenir en novembre 2016. Parmi eux, Delphine qui, dans la foulée, a signé un CDD d’un mois chez Camaïeu. La plupart de ses collègues ont également trouvé du travail. 

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Une formation Haute Couture

Que peuvent faire ensemble une directrice de réseau d'associations et une styliste Castelbajac ?Une formation inspirée des techniques commerciales de l'univers du luxe. Cette préparation opérationnelle à l'emploi collective (POEC) a pour but de doter des salariées en contrat d'insertion d'un certificat de qualification professionnelle interbranche de vendeuse conseil prêt-à-porter.
— Mélanie Mermoz INFFO FORMATION 1er Mars 2017 N°917 Du 1er au 14 mars 2017
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À priori, rien de commun entre l'univers du luxe et un réseau d'association d'insertion. Pourtant, c'est en partenariat avec de grandes maisons de couture que Tissons la solidarité, une structure fédérant 70 associations qui œuvrent dans l'insertion par l'activité économique (IAE), a conçu des formations qualifiantes a destination de salariées de ses associations adhérentes. À l'issue de la première session, sept stagiaires ont reçu, en novembre 2016, le certificat de qualification professionnelle inter-branches (CQPI ) “vendeuse conseil en magasin".
Il couronne un projet de langue haleine.

Faire reconnaitre la compétence des salariés en contrat d'insertion

Depuis la crise de 2008, le taux de retour a l'emploi des personnes employées en contrat d'insertion par les associations adhérentes baisse. "Nous avons constaté de la part des entreprises une non-reconnaissance du travail en chantier d’insertion, explique Caroline Portes, directrice de Tissons la solidarité. Ces salariés sont avant tout perçus
par le biais de leurs manques, leurs fragilités. Nous avons donc souhaité modifier leur image en mettant en valeur leurs compétences.”

L'idée de proposer une formation qualifiante a alors germé. “S'adresser aux entreprises du luxe nous a paru une évidence : leur crédibilité ne peut être remise en cause: ce sont les meilleurs!”
Deux ans ont été nécessaires pour convaincre certaines de participer.

Outre Christian Lacroix, qui est officiellement devenu partenaire de Tissons la solidarité via la création d'une griffe au nom du réseau, une autre grande maison de couture s'est investie dans le projet mais a préféré rester discrète.

Trois ans ont été nécessaires pour bâtir le programme de la formation. En 20l4, une quarantaine de personnes participaient a des préparations opérationnelles à l'emploi collectives (POEC).
"Nous avons d'abord pensé à préparer un titre délivré par le ministère du Travail, mais la formation était très théorique. Les personnes que nous accompagnons ont souvent connu l'échec scolaire. Se retrouver a l'école peut être compliqué". 
Les associations adhérentes de Tissons la solidarité étant, par leur activité, rattachées à la convention collective nationale du textile, elles cotisent auprès d'Opcalia. "Nous avons pu proposer une certification par la branche",
raconte Xavier Royer, directeur du Pôle Ingénierie et Compétences d'Opcalia. Ce sera le CQPI "vendeur/se conseil" en prêt-a-porter.

Une formatrice et un enseignement issu de l'univers du luxe

En 2016, deux formations qualifiantes commencent dans le secteur de la vente. À Belfort,
treize salariées en contrats a durée déterminée d'insertion (CDDI) de l'association lnservet participent a une POEC de 300 heures. En plein cœur de l'ancien bassin minier, a Vendun-le-Vieil, sept salariées, employées par l'association d'insertion Vestali, suivent une formation similaire.
Trois autres sessions sont déjà prévues en 20l7 (Verdun, Caen, Charleville-Mézières).

Histoire de la mode, marché, typologie des vêtements et des accessoires, présentation des matières... le panorama est complet. "Pour pouvoir bien conseiller les clientes, il faut connaître les produits", souligne Laetitia Hinz, l'une des stagiaires de Vendun-le-Vieil.

Katia Choix, la formatrice, a été styliste chez Jean-Charles de Castelbajac, directrice des collections et responsable "visual merchandising" chez Emilia Robba, elle fait preuve d'une grande exigence: "Nous avons dû réaliser un book matière. J'ai ainsi dû composer des tenues à partir de coton ou de « matière a effet coton ». Nous avons aussi dû réaliser des planches de style thématiques en associant vêtements et accessoires", détaille Delphine Prommier, ex-stagiaire.
Pour cette ancienne “femme au foyer", cette formation est une véritable découverte. “Je ne
connaissais rien a la mode, je ne m'y intéressais pas du tout, d'ailleurs", s'amuse celle qui reconnaît "oser beaucoup plus dans sa manière de s'habiller. La formation a aussi permis aux participantes de découvrir des notions de merchandising (disposition des portants, camaïeu de couleurs, etc.". Les notions enseignées ont pu être mises en pratique au sein du magasin de l'association.

Les stagiaires sont passées devant un jury de professionnels de la mode et leur formation a été certifiée par le cabinet Texageres.

“Je me sens beaucoup plus sûre de mai, car je connais les produits, se félicite Laetitia Hinz. Cette connaissance a été remarquée par les recruteurs."
Dès l'obtention de son COPI, elle a pu enchaîner des CDD pour surcroît d'activité, chez Zara France et Camaïeu.

DU LUXE À LA RETOUCHERIE

Tissons la solidarité a aussi proposé, via une préparation opérationnelle collective (POEC), une formation "couture retoucheuse". Elle dure 270 heures, sur six mois. Le formateur est issu de l'univers du luxe. Emmanuel Aubry, designer, a travaillé chez Thierry Mugler et Christian Lacroix.

En 20l6, quatre POEC ont été menées a Verdun, Belfort, Vendun-le-Vieil, entre autres, auprès de 49 salariées en CDDI.
À la différence de la formation "vendeuse conseil en magasin", la formation “couture retoucheuse" n'est pas validée par une certification. “Le titre « fabricant sur mesure » comporte l ‘apprentissage du patronnage. lI est obsolète, pas du tout adapté au marché de l'emploi actuel où les postes en couture sont essentiellement situées en retoucherie". juge Caroline Portes, directrice de Tissons la solidarité.

EMPLOI L'insertion par la mode - La Marseillaise.fr

Formations, vente, défilés de mode, cela fait douze ans que le réseau Tissons la solidarité anime avec succès un vaste réseau d'insertion par le travail dans le secteur de la confection textile.

C'est un pari un peu fou qu'a fait l'association Tissons la solidarité dès 2004 : celui de rassembler l'économie classique avec le monde du luxe et celui de l'économie sociale et solidaire. Or, douze ans plus tard, les résultats sont au rendez-vous ! Focus sur cette initiative.

Une filière vertueuse

Tissons la solidarité regroupe soixante-dix chantiers ou entreprises d'insertion par l'activité économique, tous spécialisés dans le recyclage de vêtements de seconde main. À partir de dons réalisés par les particuliers et des sociétés partenaires, le réseau développe alors toute une filière vertueuse, allant du tri aux retouches, en passant par la confection pour finir par la vente des tenues restaurées à des prix très abordables dans cent vingt-cinq boutiques en France.

Or, la grande majorité des 1 900 salariés de cette chaîne solidaire – dont 83 % sont des femmes – bénéficient de contrats d'insertion. Plus encore, l'association a mis en place depuis 2014 deux formations qualifiantes certifiées : l'une de retoucheuse et l'autre de vendeuse conseil en textile dispensée dans six boutiques-écoles. Cerise sur le gâteau : ce sont des pros de l'industrie du luxe qui jouent les professeurs ! Sans compter que les programmes ont été conçus par des entreprises de la mode afin de coller au maximum aux besoins du secteur et aux attentes des futurs employeurs.

 

Toujours plus loin

Étendant encore son champ d'intervention, Tissons la solidarité a également mis en place en 2016 une action de formation collective en permettant aux salariées en insertion d'obtenir un certificat de qualification professionnelle interbranches (CQPI) de vendeuse conseil. Une première en France puisque ce type de programme était jusque-là réservé aux employés embauchés via un contrat de travail classique. Et les résultats sont encourageants ! L'association annonce un taux de retour à l'emploi de 50 % à la fin de cette formation en CQPI. En prenant en compte l'ensemble de ses actions, Tissons la solidarité enregistre un taux de retour à l'emploi de 31 % en 2015, alors même qu'un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales de 2013 n'évalue qu'à 11,7 % ce taux dans le cadre de l'insertion par l'activité économique. De quoi redonner espoir à des milliers de bénéficiaires, dont beaucoup avaient d'ailleurs déjà de l'expérience dans la couture, de (re)trouver un poste pérenne dans le secteur de l'habillement.

Valoriser un savoir-faire

- une collection à part entière : Tissons la solidarité a créé sa propre ligne de vêtements, La Griffe, en 2010, parrainée par Christian Lacroix ! L'objectif : produire deux collections par an réalisées à partir des dons et des améliorations apportées par les salariées en insertion. Le temps d'un défilé, couturières et vendeuses jouent d'ailleurs les mannequins pour présenter leur travail.

- une signature publicitaire : cet automne, Tissons la solidarité a distribué plus de 10 000 tote bags estampillés « Parce que retrouver un travail n'est jamais cousu de fil blanc », dans toutes les associations du réseau et chez les marques partenaires comme le Comptoir des cotonniers. Un spot vidéo visant à sensibiliser le grand public à la cause de l'emploi des femmes sera par ailleurs bientôt diffusé.

M&T2 n°98 — janvier/février 2017

Tissons la Solidarité

met en place sa formation 

 De gauche à droite Xavier Royer, Directeur département TMC OPCALIA, Mathilda May, Marraine de l’association, et Dominique Gillier, Vice-Président du Conseil Economique, social et environnemental, Rapporteur de l’avis du CESE sur les Certificats de qualification professionnelle, Chargé de mission à la prospective à la CFDT.

De gauche à droite Xavier Royer, Directeur département TMC OPCALIA, Mathilda May, Marraine de l’association, et Dominique Gillier, Vice-Président du Conseil Economique, social et environnemental, Rapporteur de l’avis du CESE sur les Certificats de qualification professionnelle, Chargé de mission à la prospective à la CFDT.

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Matthieu Giovannone, Président de Tissons la Solidarité et sa Directrice Générale, Caro- line Portes, ont présenté en décembre dernier leurs résultats en présence de Xavier Royer, Directeur département TMC OPCALIA et de Dominique Gillier, Vice-Président du Conseil Economique, social et environnemental.

Tissons La Solidarité regroupe 70 chantiers ou entreprises d’insertion par l’activité économique, tous spécialisés dans le recyclage de vêtements de seconde main. Depuis sa création, 13 000 salariés en insertion sont passés par les chantiers et les entreprises du réseau. Aujourd’hui, les associations du réseau Tissons la Solidarité emploient 1 900 salariés, à 83 % des femmes encadrés par 400 salariés permanents.

Tissons la Solidarité est le premier acteur du monde associatif à avoir su rassembler autour d’un projet fédérateur et concret des univers aussi différents que les mondes de l’économie sociale et solidaire, du luxe ainsi que celui de l’économie classique.

Ensemble, et avec le soutien des pouvoirs publics, ils ont apporté une réponse concrète et efficace aux femmes en situation de précarité en leur permettant un retour à l’emploi grâce à la création de deux formations professionnelles Vendeuses Conseil et Retoucheuses en 2014.

Ces formations, qui ont pour finalité l’emploi pérenne dans les entreprises du prêt à porter de l’économie classique, sont toutes deux :

• adaptées aux talents des salariées en insertion ;

• délivrées par des professionnels du luxe ;

• élaborées à partir de programmes conçus par des entreprises du luxe.

Pour mettre en oeuvre ces formations, le réseau Tissons la Solidarité a mis en place un plan de développement qualitatif afin d’avoir des structures conformes aux outils de l’économie classique.

Les résultats montrent un taux de retour à l’emploi supérieur à la moyenne nationale.

- Rapport de Pôle Emploi (2016) pour une POEC (Formation collective) : 50 % de taux de retour à l’emploi 6 mois après la formation

- Dans le cadre de Tissons : 50 % de taux de retour à l’emploi à la fin de la formation

- Dans le rapport de l’IGAS en 2013, le taux de retour à

l’emploi dans l’Insertion par l’Activité Économique est de : 11,70 % en emploi pérenne Tissons la Solidarité : 31 % en 2015.

 Mais en 2016, le réseau Tissons la Solidarité décide d’aller plus loin dans sa rencontre avec le monde de l’entreprise. Le réseau quitte le monde des formations professionnelles de l’insertion par

l’Activité Économique et met en place sa formation au sein du monde des entreprises de l’Habillement.

Il permet, pour la première fois en France, de faire bénéficier aux salariées en insertion d’une formation autrefois réservée aux salariées du milieu ordinaire.

Grâce à Opcalia et les Fonds Paritaires, le réseau pro- pose une action de formation collective (POEC : Préparation Opérationnelle à l’Emploi Collective) à l’initiative des branches professionnelles de l’habillement financée par OPCALIA et les fonds paritaires. Cette formation permet aux salariées en insertion d’obtenir un CQPI (Certificat de Qualification Professionnelle Inter-branches) Vendeur Conseil.

Autre initiative, le réseau Tissons la Solidarité accompagne ses actions d’une campagne de communication qui commence par la mise en place d’une signature publicitaire. Cette signature est visible, depuis le début décembre 2016, sur plus de 10 000 tote bags distribués dans toutes les associations du réseau et chez toutes les marques partenaires, dont le Comptoir des Cotonniers qui a fourni le tissu nécessaire à la confection des sacs.

Ce tote bag contient un manifeste qui explique les missions de Tissons la Solidarité et met en avant le talent des salariées en insertion, il reprend également une lettre de Mathilde May, Marraine du Réseau, très proche de la cause des femmes.

 

La lettre de Mathilda May

 © Richard Schroeder

© Richard Schroeder

« Qui aurait pu penser qu’un jour le monde du luxe côtoierait le monde de la précarité ? Idée improbable...

Pourtant l’association «Tissons la Solidarité» accomplit cette prouesse en réunissant des univers qui, à priori, ne sont pas faits pour se rencontrer.

Parce que le monde du travail est plus dur pour les femmes, «Tissons la Solidarité» crée un réseau d’entraide magique : des professionnels employés des grandes maisons de luxe, se transforment en formateurs pour les demandeuses d’emploi.

Un diplôme leur est attribué en fin d’apprentissage, leur donnant un accès direct aux entreprises. Et ça marche ! Le taux de retour à l’emploi est de 50% à la fin de la formation, il est pérenne et qualitatif !

Le travail n’est pas qu’un statut social, c’est une promesse de réparation. La confiance restaurée, les femmes retrouvent leurs moyens physiques, psychiques, et leur efficacité dans le travail. Une femme en situation de précarité n’est pas qu’une chômeuse, c’est aussi une force vitale qui ne demande qu’à se rendre utile.  

En faisant voler en éclat des barrières que l’on croyait infranchissables, ce sont les a priori qui disparaissent. Il ne s’agit pas simplement de solliciter les entreprises pour l’insertion, il est aussi question de faire grandir les entreprises par les esprits créatifs, les volontés, et les talents de ces femmes qui rassemblent leurs forces pour proposer d’autres solutions.  

«Tissons la Solidarité» rapproche les femmes entre elles pour que le monde du travail ne soit plus le reflet d’une culture qui fabrique des oubliés, des laissés pour comptes.
«Tissons la Solidarité» réunit celles qui veulent un monde plus juste. Elles s’unissent pour un projet, celui de rendre aux femmes leur pleine place dans la société, et leur dignité.

Parce qu’une vie n’est jamais linéaire, parce qu’une personne faible peut devenir forte (et inversement), je m’unis à toutes ces femmes, les vulnérables et les puissantes, les aidantes et les aidées, car nous sommes toutes une humanité, dépendantes les unes des autres.

Tissons les liens, tissons la solidarité !  » 

 

Mathilda May

 

 

Le réseau TISSONS LA SOLIDARITE a présenté le 6 décembre ses solutions, efficaces et innovantes, contre le chômage.

Communiqué de presse - Paris, le 7 décembre 2016  


L’occasion fut aussi de lancer sa communication avec la réalisation d’un film publicitaire.  

En présence de MATHILDA MAY, marraine de l’association

Crédit photo : Tim Grenard
De gauche à droite
Blandine Hurel, Chargée de Mission à Tissons la Solidarité
Mathilda May, Marraine de l’association
Caroline Portes, DG Tissons Tissons La Solidarité
Matthieu Giovannone, Président Tissons La Solidarité

 

Matthieu Giovannone, Président de Tissons la Solidarité et sa Directrice Générale, Caroline Portes, ont présenté hier leurs résultats en présence de Xavier Royer, Directeur département TMC OPCALIA et de Dominique Gillier, Vice-Président du Conseil Economique, social et environnemental.

 

Tissons La Solidarité regroupe 70 chantiers ou entreprises d’insertion par l’activité économique, tous spécialisés dans le recyclage de vêtements de seconde main.

Depuis sa création, 13 000 salariés en insertion sont passés par les chantiers et les entreprises du réseau. Aujourd’hui, les associations du réseau Tissons la Solidarité emploient 1900 salariés, à 83% des femmes encadrés par 400 salariés permanents.

Tissons la Solidarité est le premier acteur du monde associatif à avoir su rassembler autour d’un projet fédérateur et concret des univers aussi différents que les mondes de l’économie sociale et solidaire, du luxe ainsi que celui de l’économie classique.

Ensemble, et avec le soutien des pouvoirs publics, ils ont apporté une réponse concrète et efficace aux femmes en situation de précarité en leur permettant un retour à l’emploi pérenne :

Création de deux formations Vendeuses Conseil et Retoucheuses dont le programme a été élaboré et transmises par des professionnels du Luxe

En 2016, pour la première fois en France, le réseau Tissons la Solidarité a permis à des salariées en insertion d’obtenir la Certification professionnelle inter branche, autrefois réservée aux salariées du milieu ordinaire

 

« Il faut arrêter de regarder les salariés en insertion par leur manque. Regardons les par leurs compétences et faisons leur confiance », déclare Carole Portes, Directrice Générale du réseau Tissons la Solidarité

 

Des résultats concrets et significatifs

Les résultats montrent un taux de retour à l’emploi supérieur à la moyenne nationale.  

-       Rapport de Pôle Emploi (2016) pour une POEC (Formation collective) : 50% de taux de retour à l’emploi 6 mois après la formation 

-       Dans le cadre de Tissons : 50% de taux de retour à l’emploi à la fin de la formation 

-       Dans le rapport de l’IGAS en 2013, le taux de retour à l’emploi dans l’Insertion par l’Activité Économique est de : 11,70% en emploi pérenne Tissons la Solidarité :   31% en 2015

 

Une grande campagne de communication pour changer l’image des salariées en insertion

 

Pour la première fois, le réseau Tissons la Solidarité accompagne ses actions d’une campagne de communication qui commence par la mise en place d’une signature publicitaire.

Cette signature sera visible, dès le 6 décembre, sur plus de 10 000 tote bags distribués dans toutes les associations du réseau et chez toutes les marques partenaires, dont le Comptoir des Cotonniers qui a fourni le tissu nécessaire à la confection des sacs.

 

 

Parce qu’une vie n’est jamais linéaire, parce qu’une personne faible peut devenir forte, et inversement, «Tissons la Solidarité» rapproche les femmes entre elles pour que le monde du travail ne soit plus le reflet d’une culture qui fabrique des oubliés, des laissés pour compte, a déclaré Mathilda May.

Après ce lancement, la campagne de communication, se prolongera en début d’année grâce à un film digital imaginé et conçu par Publicis Conseil, réalisé par Jérôme Bonnel, et produit par Alexandre Amiel, Caméra Subjective.  

 Crédit photo : Tim Grenard De gauche à droite Xavier Royer,&nbsp;Directeur département TMC OPCALIA Mathilda May, Marraine de l’association Dominique Gillier, Vice-Président du Conseil Economique, social et environnemental, Rapporteur de l’avis du CESE sur les Certificats de qualification professionnelle, Chargé de mission à la prospective à la CFDT
Crédit photo : Tim Grenard
De gauche à droite
Xavier Royer, Directeur département TMC OPCALIA
Mathilda May, Marraine de l’association
Dominique Gillier, Vice-Président du Conseil Economique, social et environnemental, Rapporteur de l’avis du CESE sur les Certificats de qualification professionnelle, Chargé de mission à la prospective à la CFDT

TISSONS LA SOLIDARITE X COMPTOIR DES COTONNIERS

http://www.comptoirdescotonniers.com/tissons-la-solidarite-boutiques-c58.html

Le sac Tissons la solidarité offert pour tout achat*

Promouvoir l’autonomie et l’insertion économique des femmes en les formant aux métiers de la couture et de la vente.
Comptoir a choisi de leur offrir des produits pour leur permettre de les customiser et ainsi, de produire une collection en propre revendue dans les boutiques sociales du réseau Tissons la Solidarité. La marque s’est également impliquée à travers du mécénat de compétences en dispensant des formations aux techniques de vente. Enfin, pour chaque Carte Cadeau achetée, Comptoir des Cotonniers reverse 1 euro à Tissons la Solidarité.

Aujourd'hui, Comptoir des Cotonniers s'engage pour la journée Tissons la solidarité en vous offrant un totebag pour tout achat*.

 

* dès le 06 décembre 2016, dans la limite des stocks disponibles

L’association Tissons la solidarité met en place une formation avec la branche de l’habillement pour les salariées en parcours d’insertion

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http://www.actualite-de-la-formation.fr/le-quotidien-de-la-formation/articles-2016/l-association-tissons-la-solidarite-met-en-place-une-formation-avec-la-branche-de-l.html

Auteur : Philippe Grandin

Le réseau Tissons la solidarité (association loi 1901), qui fédère 70 structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE) spécialisées dans le recyclage de vêtements de seconde main (collecte, tri, revente et couture), a présenté le 6 décembre ses solutions pour favoriser le retour à l’emploi des 1 900 salariés en insertion par an (83 % de femmes). Le réseau lutte depuis 2004 contre l’exclusion des femmes qui représentent 53 % de la population pauvre et 71,7 % des actifs en sous-emploi. L’association a ainsi apporté une réponse aux femmes en situation de précarité en leur permettant d’accéder à l’emploi. Elle a pour cela rassemblé les acteurs des mondes de l’économie sociale et solidaire, du luxe et de l’économie classique autour d’un projet fédérateur élaboré en 2008.

« Il nous a fallu deux ans pour convaincre le secteur du luxe de participer à la formation des salariées en insertion. Une fois d’accord, nous avons élaboré ensemble, de 2010 à 2013, deux formations professionnelles intitulées “vendeuse conseil en textile et retoucheuse” », a expliqué Caroline Portes, directrice générale du réseau Tissons la solidarité. Ces deux formations, qui ont pour finalité l’emploi pérenne dans les entreprises du prêt à porter de l’économie classique, ont été élaborées à partir de programmes conçus par des entreprises du luxe et délivrées par des professionnels du luxe. Elles ont fait l’objet d’une expérimentation en 2014. « La majorité des salariées avaient trouvé du travail à l’issue des formations. En 2016, nous avons décidé d’aller plus loin dans notre rencontre avec le monde de l’entreprise. Nous sommes passés du monde des formations professionnelles de l’IAE à la mise en place d’une formation au sein du monde des entreprises de l’habillement », a poursuivi Caroline Portes. Cela s’est traduit par la mise en œuvre, à l’initiative des branches professionnelles de l’habillement, d’une préparation opérationnelle à l’emploi collective (POEC) financée par Opcalia et le FPSPP [3]. Dans ce cadre, la formation a permis, « pour la première fois en France », aux salariées en parcours d’insertion d’obtenir un CQPI [4] vendeur conseil. « A la fin de la formation de 300 heures, le taux de retour à l’emploi était de 50 %  », a fait valoir Caroline Portes.

Marraine de l’association, l’actrice française Mathilda May a considéré : « Soit nous décidons de cautionner une société qui fabrique des laissés-pour-compte, soit nous décidons d’être solidaires. A ce titre, le projet de Tissons la solidarité restaure la confiance en soi-même si sa démarche se concentre sur l’économie. » Elle participe d’ailleurs à sa manière, via une lettre, à la campagne de communication qui commence par la mise en place d’une signature publicitaire. Cette signature sera visible, dès le 6 décembre, sur plus de 10 000 sacs publicitaires distribués dans toutes les associations du réseau et chez toutes les marques partenaires, dont le Comptoir des Cotonniers qui a fourni le tissu nécessaire à la confection des sacs. Ce dernier contient un manifeste qui explique les missions de Tissons la solidarité et met en avant le talent des salariées en insertion. Il reprend également la lettre de Mathilde May.

Notes

[1] Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.

[2] Certificat de qualification professionnelle interbranches.

[3] Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.

 

[4] Certificat de qualification professionnelle interbranches.

A la découverte de... Ensemble, Tissons la solidarité ! — Opcalia

Lancement officiel de la campagne « Parce que retrouver un travail n'est jamais cousu de fil blanc » du réseau « Tissons la Solidarité ». Ce 6 Décembre 2016 que les partenaires et acteurs du réseau se sont retrouvés pour détailler à la presse et au grand public le lancement officiel de la communication autour de ce projet sociétal.

CQP, CQPI, certification, reconversion... au programme, un échange particulièrement riche sur de nombreux sujets d'actualité qui entourent la formation professionnelle aujourd'hui. 

Retour sur cette matinée :

Delphine LALU, Secrétaire générale de la Fondation "AG2R la mondiale" introduit le lancement officiel : "Nous voici réunis pour le lancement de la campagne autour du projet de Tissons la solidarité, un projet fédérateur et concret des univers aussi différents que les mondes de l’économie sociale et solidaire, du luxe ainsi que celui de l’économie classique. Saluons l’implication du réseau "Tissons la solidarité", d’Opcalia, du FPSPP, des fondations, des associations, de la Direction aux droits des femmes, des grands noms du textile, des annonceurs. Sans cette mobilisation, ce projet à dimension humaine aurait été difficile à mettre en place"  

Matthieu GIOVANNONE, Président du réseau "Tissons la Solidarité" : "Nous apportons une réponse aux femmes en situation de précarité en leur permettant d’accéder à l’emploi. Le réseau Tissons la solidarité représente 70 chantiers ou entreprises tous spécialisés dans le recyclage de vêtements de seconde main, employant aujourd'hui 1900 salariées. Depuis sa création, ce sont 13 000 salariées en insertion qui sont passées par les chantiers et les entreprises du réseau. Nous souhaitons redonner de la confiance en soi aux femmes à travers des contrats de travail certes mais surtout via l'acquisition de compétences et la professionnalisation que nous espérons transférables dans d'autres métiers." 

Caroline PORTES, Directrice du réseau détaille : "Nous avons réalisé une étude de marché sur les attentes des entreprises au niveau des métiers de "Vendeur conseil" et de "retoucheuses", sur les bassins d'emploi - les métiers en tension notamment - et une étude sur les typologies des salariés en insertion. Nous avons constaté que les entreprises du secteur classique avaient une mauvaise image des chantiers et des salariées en insertion ce qui nuisait à l’embauche de ces personnes. De plus, les entreprises n’embauchent pas sans formation. 

Il fallait donc que la formation soit adaptée à nos salariées (groupe très hétérogène) mais qu’elle ne soit pas critiquable. Co-construire un programme avec les entreprises du luxe étaient de ce point de vue une évidence car nous visions avant tout l’emploi dans le secteur classique des marques de Prêt-à-porter. 

Il nous a fallu deux ans pour convaincre les entreprises du luxe. Au final, ce sont 68 salariés du luxe qui ont accepté de se mobiliser pour créer à nos côtés notre programme de couture et de vente. La difficulté de ce programme relevait d’une exigence : la nécessité de couvrir le côté hétérogène de nos groupes de salariées. 

2014 a été pour nous une année test et nous avons relevé le challenge. Le retour en emploi a augmenté de plus de 50% depuis la mise en place de notre programme. 

Mais il manquait une certification à la fin de notre parcours. Or cette dernière était fondamentale pour favoriser le retour en emploi de nos salariées. Dans un premier temps, le ministère nous a demandé de travailler avec des ingénieurs pédagogiques. Nous avons alors constaté un décalage entre la réalité terrain et les attentes dites « conventionnelles ».

Nous avons donc lancé une contre-proposition: nous nous engagions à ce que nos salariées suivent une formation créée par "Tissons la Solidarité" et parallèlement, une formation Titre métier. L'intérêt de cette démarche : l’obtention d’une double certification attestant de l’acquisition par nos salariées des attendus classiques et terrain. 

En 2015, la majorité des salariées avaient trouvé du travail grâce à  la Formation "Tissons" très proche du CQPI de la branche de l’habillement. Du coup nous avons choisi de basculer parmi les professionnels de la branche car nous souhaitions que nos salariées puissent suivre une formation reconnue par nos pairs. 

Le Ministère a cautionné ce choix à partir du moment où ces derniers acceptaient de nous accueillir parmi eux. Nous avons donc mis en place pour la première fois une "POEC chantiers d'insertion". Une bataille, avec notre partenaire Opcalia, de plus de 3 mois car cela ne s’était jamais fait en France. C’était donc très compliqué d’un point de vue administratif.

Ce projet aurait pu être mis en place plus rapidement s'il n'y avait pas eu autant de préjugés sur les salariés en insertion, sur les chantiers d'insertion. Or le temps parait long lorsqu’on est dans la précarité… Il faut privilégierl'intérêt de la personne et faciliter la réalisation de projets même s’ils sont novateurs et que toutes les « cases administratives » n’existent pas."

 

Xavier ROYER, Directeur de la Branche TMC chez Opcalia, souligne : "Lorsque nous avons accueilli Le réseau "Tissons la Solidarité" au sein du département Textiles-Mode-Cuirs d’OPCALIA, nous l’avons orienté vers les dispositifs adéquats pour aider les personnes en formation, nous avons mobilisé les financements appropriés et les avons conseillé pour orienter leurs salariés vers les certifications adaptées à leur besoin. 

Il est d’autant plus utile d’emmener les salariés de cette structure vers une certification professionnelle que le propre de celle-ci est d’être un repère d'employabilité, de compétences, de qualification. En cela le Certificat de Qualification Professionnelle Interbranches (CQPI), en raison non seulement de son opérationnalité professionnelle mais aussi de sa reconnaissance par de nombreuses branches, semblait être la réponse appropriée.

Nous sommes ainsi très heureux d’avoir accompagné "Tissons la Solidarité" dans les différents domaines d’intervention qui sont les nôtres et d'avoir contribué à faciliter une démarche humaine qui a du sens et qui débouche sur une certification permettant à des personnes de se réinsérer."


Helene MARECHAL, Directrice de l’association Vestali à Wingles : "3 points: 

1.    en tant que directrice,  j'ai intégré ce programme avec grand plaisir car il était sans test préalable. Il se base sur la détermination et à la motivation des salariées.

2.    la formation créée par Tissons n'est pas une formation au rabais : les modules sont très pointus et ont poussé les salariées à donner le meilleur d'elles-mêmes.

3.    et pour revenir sur ce que disait Caroline Portes : une association est professionnalisante, et on ne le dit pas assez."

Mélissa, salariée ayant suivi la formation de "vente-conseil en magasin" : "le contenu est très complet, il m’a permis de rebondir. Je rêvais d'intégrer une enseigne spécifique. Grâce à la formation proposée par le réseau "Tissons la Solidarité", lourde mais enrichissante, j’ai réussi à y entrer." Delphine, salariée ayant effectué également un parcours de formation explique quant à elle, que la "formation nous a poussé à nous surpasser, nous a montré qu'on était capables. Sans la confiance de ces personnes, cela n'aurait sans doute pas été possible."


Dominique GILLIER, CESE, rapporteur du CQP : 

"Lors de la mise en place du Dispositif zéro chômeur, nous nous sommes très vite aperçus de la complexité administrative évoquée par Caroline. Mais nous avons pu constater, comme en témoigne l’exemple ci-dessous, que lorsque les acteurs se mobilisent, on peut impulser une dynamique et bousculer ces lourdeurs. 

Le CQP est un des volets du système de certifications national, complexe.

Les CQP ont des qualités qui leur sont propres :

  1. il s’agit d’un type de certification très bien adapté à la formation tout au long de la vie, et qui s'adapte aux personnes (contrairement aux autres certifications). Notons que les branches écrivent le métier du point de vue de l’activité et pas d’un parcours de formation.
  2. il s’agit d’une certification impliquant une proximité avec le spot d'un secteur mais également avec les entreprises qui se sont engagées comme des maillons du processus.
  3. c’est une qualification à part entière. Une fois en emploi, le CQP est encore un instrument qui peut être mobilisé car il n'impose pas de parcours de formation, et est moins mobilisateur en heures de formation.

La qualité de l'accompagnement garantit en grande partie la réussite d’une formation, et on le voit ici grâce à "Tissons la Solidarité"."

Mathilda MAY, actrice, marraine de l’opération : "J’ai été informée du projet par la marque « Comptoir des cotonniers » puis j’ai rencontré Caroline PORTES. Soit nous décidons de cautionner une société qui fonctionne avec des laissés pour compte, soit nous essayons de les prendre en compte. Nous sommes tous vulnérables à un moment ou un autre. Il faut être créatif. Dans notre système actuel qui est incomplet, on se doit d'inventer quelque chose, et je trouve que ce réseau crée quelque chose d'innovant en mettant en contact des personnes qui ne sont pas censés se côtoyer. Il ne faut pas se reposer sur des politiques, c'est à nous de nous responsabiliser, de chercher à trouver des solutions.

Afin de sensibiliser le grand public au projet, nous avons décidé de tourner un film. Nous avons fait appel à Publicis qui nous a aidé à trouver la signature et le concept du projet : « Parce que retrouver un travail n'est jamais cousu de fil blanc ». Ensuite j’ai aidé à la mise en contact avec un réalisateur, Alexandre MIEL (réalisateur du documentaire "Pourquoi nous détestent-ils?"), et j’ai proposé de jouer bénévolement dans le film."

Olivier DESMETTRE, Directeur de la Création, PUBLICIS Conseil, commente : "Nous sommes un petit maillon au centre d'une très belle chaîne. Nous avons travaillé sur une signature: "parce que retrouver un travail n'est jamais cousu de fil blanc". Le scénario du film digital réalisé par Jérôme BONNEL est basé sur la psychologie des personnages. Il est complexe de se réinsérer en emploi lorsqu’on n'a pas travaillé depuis quelques temps. Le tout sur une mise en scène d'entretien d'embauche."

Caroline PORTES ajoute à ce propos : "10 000 sacs confectionnés dans nos ateliers et porteurs de la signature vont être distribués dès aujourd’hui dans les boutiques et sur le site internet du Comptoir des Cotonniers."

Carole PAITIER, Comptoir des cotonniers, poursuit : "Les sacs sont réalisés avec des tissus donnés par les Comptoirs de Cotonniers. Ils vont être offerts à tous nos clients des boutiques mais aussi d'Internet. Nous aussi nous sommes un tout petit maillon dans cette très belle chaîne."

Christelle RENAUD,  Directrice de l’association Verdun chantiers : "Nous avons dû faire entendre aux salariées que des grandes boutiques croyaient en elles. Cela a été difficile à leur faire entendre." 

Katia CHAIX,  formatrice de la formation vendeur Conseil poursuit : « La formation est lourde, elle s’élève à 300 heures et ces femmes doivent prendre à bras le corps cette formation, y croire. Elles doivent reprendre leurs études, réapprendre à apprendre. C'est un chemin très long qui s’effectue avec du suivi. Il y a des encadrants qui travaillent pour que ce suivi soit en place. C'est un travail de groupe pour l'employabilité, le retour à l'emploi."

Emmanuel AUBRY, formateur designer, continue : "Nombre d'intervenants différents viennent appuyer le même objectif sur la même personne. Il y a du coaching et quelque part, un tas de compétences mobilisées sur des domaines tellement différents qu'on arrive la plupart du temps à trouver une solution. "Tissons la Solidarité" est un réseau d'excellence dans la bienveillance, l'écoute et l'accompagnement actif."

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