Tissons la Solidarité lance sa seconde campagne de communication pour changer le regard sur les femmes en situation de précarité professionnelle


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L’ADN

Sur Ladn.eu

Publicis présente la fausse start-up qui répond à un vrai problème

Publié le 12 Octobre 2018

L’association Tissons la Solidarité interpelle sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d’inactivité (congés parental, séparation, accidents de la vie).

Pour l'association Tissons la SolidaritéPublicis Conseil a imaginé une fausse start-upspécialisée dans la création d’alibis professionnels. La start-up « Parcours Parfait » permet à tous, dont une grande majorité de femmes, d’avoir un CV parfait. Le principe est simple : remplacer des « incidents » de parcours par des "expériences professionnelles inventées de toutes pièces".

L’annonce du lancement de cette (fausse) start-up a fait réagir sur les réseaux sociaux. Le 1er objectif de l’association est donc atteint : éveiller les consciences et favoriser une relation tripartite efficace entre l’Etat, les associations & organismes de formation et les entreprises.


TOPCOM

Sur Topcom.fr

Tissons la Solidarité fait le parcours parfait avec Publicis Conseil

Avec l’agence Publicis Conseil, l’association Tissons la Solidarité interpelle sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d’inactivité (congés parental, séparation, accidents de la vie). L’idée : créer une start-up fictive, sous le nom de« Parcours Parfait », qui permet à tous, dont une grande majorité de femmes, d’avoir un CV parfait en remplaçant des « incidents » de parcours par des expériences professionnelles inventées de toutes pièces. L’objectif de l’association est bien sûr d’éveiller les consciences. Mais aussi de favoriser une relation tripartite efficace entre l’Etat, les associations et organismes de formation et les entreprises. « Pour sortir les femmes de la précarité, tous les acteurs - en- treprises, associations, organismes de formations, pouvoirs publics - doivent se fédérer et créer une chaine efficace autour de la personne », affirme Caroline Portes, Directrice Générale de Tissons La Solidarité.


GRAZIA

Sur Grazia.fr

Vidéo : On connaissait les faux alibis pour les infidèles. Voici qu'une société propose cette fois de combler les "trous" qui pourraient dévaloriser votre CV.

Par Pauline Pellissier

Le 19 octobre 2018

Après la fausse start-up immobilière qui spécule sur la montée des océans, pour dénoncer le réchauffement climatique, voilà le procédé repris pour alerter cette fois sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d'inactivité (congé parental, séparation, accident de la vie, perte d'un emploi...). Imaginée par le groupement associatif Tissons la Solidarité et Publicis Conseil, cette campagne digitale sur fond de "fake news" met en avant la créatrice d'une fausse start-up qui met à disposition des alibis pour les femmes ayant des pauses dans leurs parcours professionnels.

Si ce clip a surtout pour vocation d'éveiller les consciences et d'interpeller les entreprises et les pouvoirs publics sur les discriminations, que faire quand on a des périodes d'inactivités sur son CV ? Les experts sont formels : il ne faut surtout pas mentir et chercher à les cacher. Au contraire, restez positif et montrer que vous êtes restés actif et que vous en avez profité pour développer des compétences. Ainsi, si vous avez pris du temps pour élever vos enfants, insistez sur votre sens des responsabilités et sur votre organisation hors pair, utiles autant avec votre progéniture que pour gérer un dossier !


CBNEWS

Sur Cbnews.fr

''Parcours parfait'' : la fausse start-up pour une vraie injustice sociale envers les femmes

par Amelle Nebia 

Publié le 10 Octobre 2018

A travers un reportage d’actualité sur la création de la start-up fictive "Parcours Parfait" l’association Tissons la Solidarité interpelle sur la difficulté pour les femmes à retrouver un emploi suite à une période d’inactivité. Très active, l'association avait dénoncé cette injustice dans "l'Entretien" avec Mathilda May en 2017. "Parcours Parfait" est spécialisée dans la création d’alibis professionnels pour "combler les trous" dans un CV  avec des expériences professionnelles inventées de toutes pièces. L'association, toujours accompagnée de Publicis Conseil, propose une campagne digitale sur fond d'infox. Très crédible, en fondatrice de la start-up "alibi", on se laisse duper. L’annonce du lancement de cette fausse start-up la semaine dernière a vivement fait réagir sur les réseaux sociaux. Tissons la Solidarité rappelle que "la perte d’activité n’est pas une perte de compétences".

 "Pour sortir les femmes de la précarité, tous les acteurs (entreprises, associations, organismes de formations, pouvoirs publics,) doivent se fédérer et créer une chaine efficace autour de la personne. Une chaine où chacun a des droits et devoirs. Notre but n’est pas de pointer du doigt les entreprises mauvaises élèves mais bien de les écouter et faire comprendre qu'il faut tous œuvrer dans le même sens afin que toutes les parties soient gagnantes" affirme Caroline Portes, directrice générale de Tissons La Solidarité. Ses actions sont concrètes comme la création d’une formation qualifiante de vendeuse conseil (taux de retour à un emploi pérenne : 71 %), de retouches (taux de retour à un emploi pérenne : 57 %). 


LCI

Sur Lci.fr

Un trou dans le CV ? La start-up Parcours parfait propose aux femmes de le combler... (mais c’est pour la bonne cause !)

Par Sibylle LAURENT

Publié le 19 Octobre 2018

SOLIDARITÉ - La start-up Parcours parfait s’est lancée au début du mois, avec un curieux but : elle se propose de remplir les trous dans les carrières professionnelles, souvent pointés du doigt par les employeurs. Qu’y a-t-il derrière tout ça ? LCI vous donne la réponse.

"Vous préférez être honnête ou trouver du travail ? On vous aide à effacer les trous de votre CV !" Voilà ce que propose Parcours parfait, une start-up lancée début octobre. Proposition indécente, pour un objectif très pragmatique.  

Car c’est bien connu : la nature a horreur du vide, les recruteurs encore plus. Alors ce trou que  vous avez dans votre parcours professionnel pourrait vous donner des sueurs froides face à un employeur pointilleux. Parcours parfait vous construit donc un alibi, aux dates qui correspondent. Et hop, le trou est bouché. Le recruteur veut vérifier ? Il appelle Parcours parfait, dont le contact figure sur le CV. "Fini le stress pré-entretien d’embauche !", se réjouit, dans une vidéo diffusée sur le site de la société, Aurélie Fournier, la fondatrice. "On n’invente rien, on remplit juste des moments de break dans un CV. On profite d’un vide juridique..."

L’idée de ce petit... arrangement est venu "en voyant ma mère, mes amies, les mères de mes amies...", raconte Aurélie Fournier. "Les femmes ont plus de mal à trouver un travail que les hommes, et encore plus quand elles reviennent d’une grossesse ou d’un petit break, volontaire ou non... " 

Postée sur les réseaux début octobre, la vidéo a interpellé. Forcément. Sauf qu’Aurélie Fournier n’existe pas, pas plus que cette start-up. Derrière cette opération de communication, une association de réinsertion, Tissons la solidarité, qui a voulu alerter sur la difficulté des femmes à retrouver un emploi après une période d’inactivité. Congé parental, séparation, accident de vie... Car si le remède de Parcours parfait est contestable, le constat posé est bien vrai.  

Tissons la solidarité est un réseau de 75 structures, ateliers, chantiers et entreprises d’insertion, qui emploie près de 2.000 personnes sous contrat d’insertion de dix-huit mois, avec des formations dans le textile de luxe, correspondant à des besoins bien constatés. Les personnes aidées ont de 25 à 55 ans, tous profils. Mais il s'agit... à 83% de femmes. "Certaines ont un diplôme qui n’est pas en adéquation avec les besoins du bassin, d’autres n’ont pas travaillé pendant plusieurs années, ont connu des accidents de vie, ou vécu des délocalisations... ", décrit à LCI Caroline Portes, directrice générale de l’association.

Le constat est là : "On se rend compte que les femmes que nous accompagnons se retrouvent bloquées dans leur recherche d’emploi", raconte-t-elle. "Quand elles postulent en ligne, elles sont squizzées, soit parce qu’elles n’ont  qu’elles n’ont  pas le niveau de diplôme, soit parce qu’elles n’ont pas les années d’expérience demandées. Pourtant, elles ont les compétences demandées." Et tout change dès lors que le contact "dans la vraie vie" se fait : "Dès qu’on arrive à rencontrer les DRH, qu’on leur présente notre formation Tissons, qu’on leur présente des candidates, elles sont embauchées. Et ça se passe super bien après."

C'est donc ce verrou du passage de CV qu'il faut faire sauter. Caroline Portes le dit, elle n'attend pas des entreprises qu'elles fassent une B.A. "J'attends d'elles qu’elles embauchent des personnes qui ont les compétences, évidemment. Et qu'elles ne contribuent pas à sortir des gens du système, juste parce qu'à un moment donné leur CV ne correspond pas à un parcours parfait. Un trou dans un CV n’est pas une perte de compétences !"

Caroline Portes sort de ses gonds quand un recruteur lui souffle que, bon, les personnes en précarité sont tout de même des gens "faibles". "C'est tout le contraire !", s'indigne-t-elle. "Je n’ai jamais vu des gens qui avaient autant la niaque : ces femmes n’ont plus d’argent le 3 du mois, se battent avec leurs enfants, vont déposer des CV... Quand je vois le combat qu’elles doivent mener pour s’en sortir, la précarité, c’est tout sauf de la fragilité !" Bref, oubliez les préjugés, arrêtez de vous limiter au CV, martèle-t-elle : "Alors en effet, elles n’ont  pas un parcours, des diplômes d’écoles. Mais elles ont autre chose, qui a tout autant de valeur."

Plus généralement, elle appelle tous les acteurs de la chaîne à changer. "La précarité, c’est le problème de tout le monde, de l’Etat, des associations, des entreprises.  Il faut travailler ensemble. Parce que si l’Etat développe la formation professionnelle, si elle n'est pas reconnue par les entreprises, cela ne change pas notre problème à nous. Et on laissera automatiquement de côté des personnes qui ont du talent."